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Habituellement, les gens prennent part à un jeu de hasard et d’argent dans le but de gagner un montant d’argent ou un objet qu’ils convoitent. Certaines personnes jouent aussi pour le plaisir ou l’excitation que cela leur procure. D’autres jouent pour ne pas être en reste dans un groupe (par exemple, dans un groupe d’achat de billets de loterie au travail ou lors d’une sortie au Casino). Certains individus jouent dans le but d’améliorer leur situation, de gagner un montant d’argent suffisant pour leur permettre de modifier drastiquement leur style de vie, de prendre leur retraite plus tôt, etc. Bref, il existe plusieurs raisons qui peuvent nous inciter à prendre part à un jeu de hasard et d’argent.
Lorsqu’ils jouent, la plupart des gens sont réalistes par rapport aux probabilités qu’ils ont de gagner. Bien sûr, il nous est tous arrivé d’acheter un billet de loterie et de rêver à tout ce qui pourrait arriver si on gagnait le gros lot! On se met alors à imaginer tout ce que l’argent gagné nous permettrait de faire : payer ses dettes, changer de voiture, voyager, gâter sa famille et ses amis, arrêter de travailler, soutenir un organisme qui nous tient à cœur, etc. Habituellement, cette période de rêverie cesse une fois que nous reviennent en tête les probabilités réelles de gagner. À titre d’exemple, pour le Super 7, les probabilités de gagner le gros lot avec une participation sont de 1 / 20 963 833.
Plus de 90% des Québécois ont acheté un billet de loterie au moins une fois dans leur vie. Pour la majorité des Québécois, parier à des jeux de hasard et d’argent ne pose pas de problème de contrôle et la participation à ces jeux n’entraîne pas de conséquences négatives. Malheureusement, environ 1,7% de la population aurait un problème de jeu (dont 0,8% sont considérés joueurs pathologiques, et 0,9% sont à risque de le devenir) selon une étude réalisée par notre équipe en 20021 .
1 Ladouceur, R., Jacques, C., Chevalier, S., Sévigny, S. & Hamel, D. (2005). Prevalence of pathological gambling in Quebec in 2002. Canadian Journal of Psychiatry, 50, 451-456.